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La névrite vestibulaire est responsable d’un grand vertige rotatoire. Elle correspond à une inflammation du nerf vestibulaire.

Toutes les infos dans notre article.

Névrite vestibulaire : bases anatomiques pour comprendre

Anatomiquement, le nerf vestibulaire est associé au nerf cochléaire réalisant le nerf cochléo-vestibulaire (huitième paire de nerf crânienne).

L’innervation de la face repose sur douze paires de nerfs crâniennes : nerfs olfactif, optique, oculomoteur, trochléaire, trijumeau, abducens, facial, cochléo-vestibulaire, glosso-pharyngien, vague, spinal et hypoglosse.

On lui attribue deux rôles :

  • équilibration de l’axe du corps et stabilité oculaire pendant le mouvement, grâce au vestibule ;
  • audition, grâce à la cochlée.

Définition de la névrite vestibulaire

La névrite vestibulaire correspond à une inflammation du nerf vestibulaire dont l’origine n’est pas formellement identifiée à ce jour. La meilleure hypothèse est celle d’un virus : virus des oreillons, Virus Zona-Varicelle, Herpès simplex ou autres virus à tropisme neurologique. D’autres hypothèses ont été évoquées comme une cause vasculaire : ischémie (manque d’apport en oxygène) à cause d’une petite artère du vestibule bouchée.

C’est une maladie assez fréquente, affectant également les deux sexes.

À l’issue de la névrite, le vestibule ne sera plus fonctionnel pourtant le pronostic de la maladie est excellent car le cerveau apprendra à compenser ce handicap.

La plupart des patients récupèrent complètement en l'espace de quelques semaines. Rarement, ils garderont des sensations de déséquilibre lors des mouvements rapides de la tête.

Symptômes de la névrite vestibulaire

La névrite optique n’est pas une maladie grave mais jusqu’à la guérison, le malade perd toute son autonomie.

La crise vertigineuse est si forte qu’elle cloue le malade au lit durant au moins un à deux jours.

L’examen clinique, limité en raison de l’inconfort du malade, retrouve un syndrome vestibulaire périphérique typique :

  • grande crise de vertige rotatoire clouant le malade au lit ;
  • tendance à la déviation voire à la chute, latéralisée du côté de la lésion ;
  • nystagmus battant du côté de la lésion (mouvement spontané d’oscillation des yeux en saccade. La tendance à la déviation et le nystagmus latéralisés du même côté que la lésion réalise ce que l’on appelle un syndrome vestibulaire harmonieux) ;
  • vomissements ;
  • anxiété ;
  • +/- signes cochléaires : acouphènes et hypoacousie (rare).

Il n’y a en revanche pas de surdité, les autres nerfs crâniens sont intacts, il n'y a pas d'ataxie, le tympan est normal, il n'y a pas de fièvre, pas de raideur de la nuque ni de céphalée.

Les examens confirment l’atteinte de l’un des vestibules qui ne répond plus à la stimulation calorique (chaud/froid) alors que l’audiogramme montre une audition normale.

Spontanément, l’évolution se fait vers la guérison : le vertige s’amende en quelques jours et le malade recouvre son équilibre sans séquelles fonctionnelles vraies.

Névrite vestibulaire : quel traitement ?

Le traitement se résume à celui des symptômes en attendant que la névrite ne guérisse d’elle-même :

  • repos au calme et dans l’obscurité ;
  • anti-vertigineux type acétylleucine, Tanganil ® ;
  • souvent, nécessité d’une hydratation par perfusion et d’anti-émétiques et sédatifs ;
  • bénéfice de corticoïdes à fortes doses durant plusieurs semaines sur le pronostic vestibulaire.

L’hospitalisation n’est indiquée qu’en cas de dénutrition. Le malade devra sortir du lit le plus rapidement possible afin de forcer son cerveau à compenser la perte d’un vestibule.

La rééducation encadrée par un kinésithérapeute est parfois nécessaire.